Le bonhomme de neige

Publié le par Lala Her

De Jo Nesbø, traduit du norvégien par Alex Fouillet.

 Le bonhomme de neige

Présentation:

 Les premiers flocons ont quelque chose de féerique. Ils rapprochent les couples dans la chaleur des veillées, étouffent les bruits, étirent les ombres et masquent les traces. Dans le jardin familial des Becker, un bonhomme de neige fait irruption, comme sorti de nulle part, sorte de croquemitaine blanc, ses grands yeux noirs braqués sur les fenêtres du salon. Le lendemain matin, la mère a disparu, ne laissant qu'une écharpe rose entourée au cou du bonhomme de neige... Trop de femmes en Norvège, depuis des années, n'ont plus donné signe de vie dès la première neige. Harry Hole reçoit une lettre qui lui annonce d'autres victimes. D'une sobriété étonnante, l'inspecteur va se retrouver confronté, pour la première fois de sa carrière, à un tueur en série agissant sur son territoire. L'enquête le conduira jusqu'au gouffre de la folie.

 

Pourquoi?

Au cours de l'une de mes virées bouquins, j'avais le bras droit immobilisé par une pile de livres quand je me suis décidée à passer en caisse. Au grand damn de mon porte-monnaie, pour atteindre les caisses, il me fallait traverser le rayon thriller. Que je n'avais pas encore exploré. Evidemment, comme de fait exprès, j'ai eu subitement envie d'ajouter un thriller à ma pile. J'ai fouiné dans les rayonnages sans rien trouver qui me convainque. Mon bras droit était enkylosé sous le poid des livres (qui s'accumulaient depuis une heure environ) quand je suis tombée sur celui-ci.

 

Mon avis:

Je ne sais plus si je l'ai déjà dit par ici, mais je me méfie des quatrièmes de couvertures. Du coup je ne l'avais pas entièrement lue avant de me décider à ouvrir le bouquin. C'est donc lors de ma phase de séléction du bouquin dans ma pile de livres que j'ai appris qu'il s'agissait de la septième enquête de l'inspecteur Harry Hole. Tant pis, il me fait de l'oeil et je l'ouvre malgré tout.

Je viens tout juste de le refermer. C'est donc un avis à chaud que vous avez là!

 

Le roman est divisé en 5 parties correspondant aux différentes phases de l'enquête. A chaque fois on pourrait croire que ça s'arrête là, mais non ça continue. De telle façon que toutes les pistes soient explorées ; ce qui donne une conclusion différente à chaque fois.

Enfin, presque toutes les pistes : personnellement je n'ai pas bien compris ce que venaient faire là les moisissures. En particulier avec le tout dernier chapitre. Si quelqu'un qui passe par là y a compris quelque chose, qu'il m'éclaire je vous en prie.

L'intrigue est très bien menée. J'ai eu quelques idées sur l'identité du coupable, des soupçons, des intuitions que tel ou tel truc clochait, mais je n'ai vraiment saisi qui il était que lorsque l'auteur l'a bien voulu. J'avais eu des indices pourtant!

C'est donc selon moi que l'auteur a rondement mené son affaire : mes idées, soupçons et intuitions, c'est lui qui me les a soufflées sans que je ne le voie venir.

Et puis il y a quelque chose qui m'a fait beaucoup de bien aussi: le style d'écriture. Un style travaillé. Qui met en exergue certains mots, certaines phrases, en leur donnant une force particulière. A des moments j'en était presque étonnée, que tel ou tel mot soit si puissant. Ce qui fait que j'ai relu plusieurs passages au cours de ma lecture.

Or, après avoir lu plusieurs romans de suite qui n'avaient pas un style de ce niveau, ça m'a fait du bien, ça m'a vidangé le cerveau. J'aime quand le style est travaillé, j'ai la sensation que l'auteur prend soin de son lecteur et ne le considère pas pour plus bête qu'il n'est.

Du fait de ce style justement, la lecture n'est pas aussi rapide que pour d'autres romans où les phrases s'enchainent sans d'autre but que de faire avancer l'histoire. Ici les phrases ont le double but de faire avancer l'histoire et de transmettre un amour des mots.

La lecture n'en est pas moins facile qu'ailleurs, plus lente simplement. Comme quand on déguste un bon dessert.

Mais, au fil des parties, la lecture s'accélère. En particulier lors des deux dernières, que j'ai enchainées. La tension nous gagne, on en comprend un peu plus sur l'affaire à chaque page.

A aucun moment je n'ai ressenti qu'il s'agissait d'un septième volet. On peut donc le prendre à part sans que rien ne manque. Même si personnellement, j'ajoute sans plus tarder le premier volet à ma liste pour mes prochaines virées bouquins.

 

En bref, un gros, gros coup de coeur. Je le conseille vivement à tous les adeptes de thriller.

Publié dans Thriller-Policier

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