Le cycle de l'héritage

Publié le par Lala Her

De Christopher Paolini, traduit de l'anglais par Bertrand Ferrier (tome 1), Marie-Hélène Delval (tome 2) et Danièle Laruelle (tome 3).

EragonL'ainéBrisingr

Présentation:

Eragon mène une vie simple, jusqu'au jour où il ramasse dans la forêt une étrange pierre bleue. Le garçon découvre qu'il s'agit d'un oeuf et assiste bientôt à la naissance... d'un dragon ! En décidant de l'élever, il devient Dragonnier, héritier d'une caste d'élite que le terrible roi Galbatorix veut éliminer. Eragon n'a que seize ans, mais le destin du royaume de l'Alagaësia est entre ses mains.

 

Pourquoi?

J'ai vu le film que j'ai adoré. J'ai appris qu'il s'agissait d'une adaptation. Après quelques temps d'indécision mon ancien libraire m'a appris que le livre était sorti en poche. Ni une, ni deux, je suis passée à la caisse. En oubliant ce que j'étais venue chercher à la base. Normal.

 

Mon avis:

Je ne saurais dire combien j'ai lu de critiques négatives à propos de ce cycle. Beaucoup en tout cas. Vraiment beaucoup.

Que l'auteur n'a fait que plagier des grands succès, tel Le seigneur des anneaux de Tolkien. Qu'il n'a aucun style, si ce n'est descriptifs et longueurs accumulées. Ce sont les deux qui reviennent le plus souvent.

Moi, quand je lis ces livre, je suis transportée. Je ris, je pleure, je grogne, je m'énerve, je m'attriste, je snobe certains personnages, je crie contre d'autres, etc. Pas seulement dans ma tête. Pour de vrai. On ne m'approche pas pendant que je les lis. Sinon je mords. Et je les relis souvent. De telle façon que je ne saurais pas vraiment distinguer les évolutions stylistiques entre tel et tel bouquin. Ils forment un ensemble.

Moi, je ne vois pas de défauts dans ce cycle.

A ceux qui disent que toutes les créatures sont piquées à Tolkien, je répondrais qu'aujourd'hui dès que l'on parle d'elfes ou de nains, on voit ceux décrits par Tolkien. Alors en effet il n'y a pas d'originalité de ce côté là.

Quant à ceux qui pensent que l'auteur n'a aucun style, je ne suis pas d'accord non plus. Il a un style très particulier, léger et lourd en même temps. Il se dégage une tension par la lenteur du texte. Une lenteur calculée, donc. Qui m'a accrochée et empêchée de refermer le bouquin en cours avant que l'auteur ne me libère de cette tension. Il ne m'a pas libérée souvent.

Voilà pourquoi il me faut moins d'une semaine pour relire les trois livres.

Et à chaque relecture quelque chose de nouveau se dégage. J'évolue et j'ai un nouveau regard à chaque fois. 

L'intrigue est intelligente. Le méchant roi est vraiment méchant, mais on comprend pourquoi il en est arrivé là. On éprouve parfois de la compassion pour lui. Et j'adore ça. Parce qu'un méchant qui n'est méchant que parce qu'il est méchant, on en trouve à la pelle. Mais un méchant pour lequel on éprouve de la compassion, même à petite dose, c'est plus rare. 

Les rôles de chacun sont complexes. Un personnage n'a pas qu'une seule facette, ni une seule partie de l'histoire qui le concerne. D'ailleurs à partir du second tome on ne suit plus seulement Eragon, mais d'autres personnages aussi.

Et l'auteur n'a pas peur de se défaire de personnages importants et attachants si cela sert l'intrigue. 

 

En bref, je pourrais en dire encore beaucoup, vraiment beaucoup, de bien. C'est un coup de coeur grand comme ça. Que dis-je? Grand comme la planète entière!

A la sortie du quatrième et dernier tome, je crois que je vais crier. Préparez les boules Quiès.

Publié dans Jeunesse

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