Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 21:18

De James Clemens, traduit de l'anglais (américain) par Isabelle Troin.

 

Le feu de la sor'cière

Présentation :

Par une nuit fatale à Alasea, pays ravagé par une malédiction, trois mages accomplissent un ultime sacrifice dans l'espoir de préserver le bien.

Cinq cents ans jour pour jour après cette nuit funeste, une jeune fille hérite d'un pouvoir perdu depuis longtemps.
Mais avant qu'elle puissent en saisir les implications, le Seigneur Noir lance ses hordes de ténèbres pour s'emparer de la magie embryonnaire qu'elle détient. Dans sa fuite, Elena est précipitée vers une issue terrible... mais aussi vers la compagnie d'alliés inattendus, avec lesquels elle va tenter de combattre les forces maléfiques et de secourir un empire autrefois glorieux.

 

Pourquoi ?

J'avais acheté ce livre il y a plusieurs mois, dans le but de l'offrir pour je ne sais plus quel swap. Il s'est avéré que ma swappée le possédait déjà, je l'ai donc gardé (je n'allais quand même pas le jeter, même s'il ne me tentait pas du tout!)

Je n'avais jamais lu ni la quatrième de couverture, ni tous les avis fleurissants chez les blogo-lecteurs. J'avais un a priori vraiment négatif. Peut-être dû à l'illustration de couverture (qui pourtant est trés jolie). Je ne sais plus à quoi je m'attendais, mais en tous cas, ça ne me disait rien du tout.

Et puis hier, j'avais besoin d'un livre qui me vide la tête, mais surtout qui soit transportable (ce qui excluait donc le deuxième tome des Enfants de l'Ô – je n'ai toujours pas avancé dans celui-là, du coup). Bref, je l'ai attrapé , il était dans le bas de ma pile (qui a faillie s'effondrer, zévidemment). Et je l'ai commencé, sans savoir rien du tout à son propos, en mettant mes a priori de côté. (Je suis pleine d'a priori, comme fille, en fait...)

 

Mon avis :

C'est donc en commençant ma lecture que j'ai découvert qu'il s'agissait d'un roman de fantasy, et a fortiori d'un roman d'apprentissage.

Le roman s'ouvre sur un préambule et sur cette première phrase : "Tout d'abord, sachez que l'auteur est un menteur." Cette phrase a accroché mon regard, a attisé ma curiosité, et m'a suivie durant toute ma lecture. C'est elle qui, sans que je ne sache rien du roman ou de la série, m'a entrainée dans une lecture avide. J'ai emporté le livre partout avec moi pendant deux jours ; dès que j'avais quelques minutes je le sortais pour en lire ne serait-ce que quelques pages (et foudroyer du regard ceux qui osaient m'interropre et me le faire ranger).

Un préambule très efficace donc, suivi d'un prologue d'une vingtaine de pages. Ce n'est qu'après que nous rencontrons Elena, l'héroïne du récit.
Nous sommes donc dans un roman d'apprentissage, une jeune fille découvre ses pouvoirs dans un monde où la magie est censée avoir disparu, il existe de nombreuses prophéties à son sujet, et elle va devoir sauver le monde. Ou le détruire. On ne sait pas bien.

Ce genre d'intrigue ayant été vu et revu, on se demande alors comment celle-ci va se démarquer des autres.
Personnellement, je dirais : les apostrophes, le narrateur et les personnages.

Les apostrophes, parce que j'ai surnommé ce livre le roman aux apostrophes. Il y en a un peu partout, sans que l'on sache vraiment pourquoi. Le noms de certains personnages : Nee'lahn, Er'ril, Fen'shwa, Tol'chuk. Le nom de la contrée perdue (à retrouver, zévidemment) : Val'loa. Le nom des espèces : el'phe, og're, si'lura, skal'tum.
Pourtant, tout ne comporte pas d'apostrophe. Je me demande alors si celles-ci ont un rapport avec quoi que ce soit : l'intrigue en elle-même, l'univers imaginé ou autre chose encore ?
En tous cas, ces apostrophes ont excité ma curiosité, et j'espère bien qu'elles ne sont pas là juste pour faire joli.

Le narrateur, parce que c'est un autre des mystères du roman. Qui est ce narrateur contre lequel on nous met tant en garde ? Comment connait-il cette histoire qui semble oubliée ? Ment-il ou essaie-t-on de nous le faire croire ? Si c'est le cas, pour quelle raison ? Et si l'auteur ment, pourquoi ?

Les personnages, parce qu'ils sont attachants. Même si l'ensemble du roman est trés manichéen, les gentils sont tous une vraie personnalité. Et si chacun dispose d'un trait plus forcé que les autres pour le différencier ou l'adopter facilement, il n'est pas que ça, une personnalité est développée autour. (C'est tout autre chose concernant les méchants.) (c'est bien connu, un méchant, ce n'est rien d'autre qu'un méchant. Alors il n'est pas beau et il fait des choses très très méchantes. Et si possible il sent mauvais aussi.) (Et ici, les méchants trouvent toujours une raison d'être comparé au ventre d'un poisson mort.) (Le narrateur ne doit vraiment pas aimer du tout, du tout le ventre des poissons morts.) (Pauvres poissons.)
J'ai particulièrement apprécié Tol'chuk, l'og're. Pour une fois qu'un ogre est autre chose qu'un bourrin sans cervelle, c'est notable.
Dans une moindre mesure, j'ai apprécié Elena aussi. Mais à dire vrai, ce n'est pas tant le personnage en lui-même qui m'a plû que le fait que ce soit une fille. Ca ne change pas grand chose, c'est vrai, mais pour une fois c'est une fille. J'ai apprécié ça, tout simplement.

Je ne vais pas m'étendre plus sur ce que ce roman a de différent d'autres romans d'apprentissage, car au fil de ma lecture je n'y ai plus tellement prêté attention.

En effet, la lecture est prenante de par une narration rythmée. En fait, quand Elena nous est présentée le rythme est plutôt doux, mais au fur et à mesure que l'on avance dans l'histoire et que les personnages nous sont présentés, les évènements s'enchainent et le rythme devient bien plus soutenu.

D'une certaine manière il n'y a pas vraiment de suspens à proprement parler (de par ce genre d'intrigue déjà vu maintes fois et un fort manichéisme), on sait qui est qui (du moins on s'en doute fortement) et comment untel va réagir quand une nouvelle situation se présentera. Mais ce roman est haletant dans les évènements qui s'enchainent, chaque fin de chapitre nous entrainant à entamer le suivant.

De plus, on à affaire à d'autres lieux communs : des peuples ennemis qui se voient contraints de collaborer dans un même but ; la double quête de quelqu'un à protéger et de quelqu'un à tuer, qui s'avèrent être une seule et même personne ; chacun des personnages poursuivant une quête différente ; des prophéties qui se contredisent.

Ainsi, ce n'est pas tant la grande originalité du roman qui m'a poussée à poursuivre que la qualité de la narration. Tour à tour on suit le chemin de quelques personnages, avant de passer à un autre groupe, puis un autre, etc. D'ailleurs, bien qu'Elena étant l'héroïne de l'histoire, on ne suit pas plus ses aventures que celles des autres protagonistes, si ce n'est au début ou à la toute fin du récit.
Durant ma lecture j'ai donc fait abstraction de ce manque d'originalité pour me laisser porter par cette narration haletante et le rythme soutenu.

Et puis, ce roman a gagné des points grâce à des similitudes avec le cycle de l'Héritage. Le genre, bien évidemment, est en cause, ainsi que quelques uns des lieux communs et certains monstres. Et c'est rarement négatif, chez moi, quand un roman me rappelle ce cycle (qu'il me faudrait relire, d'ailleurs, ça fait longtemps... Pfiooooou, au moins 5 mois ! )

 

En bref : une intrigue convenue, un fort manichéisme et un manque d'originalité certain, mais un grand plaisir plaisir de lecture. Une narration haletante, un rythme soutenu, des personnages attachants et des mystères à éclaircir. J'ai hâte de me plonger dans la suite, j'irais peut-être même l'acheter dès demain !

 

Décidemment, beaucoup de bonnes lectures ces derniers temps ! 

Par Lala Her - Publié dans : Fantasy - Communauté : Chronique de nos lectures
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Vendredi 27 mai 2011 5 27 /05 /Mai /2011 12:57

De Vanessa Du Frat.


Les enfants de l'Ô T1

 

Présentation :

Lambda, 2572, une étrange jeune femme est découverte dans une forêt, à des centaines de kilomètres de toute civilisation. Elle donne naissance à deux enfants hors du commun, et se retrouve au cœur d'un complot qui ne tarde pas à prendre des proportions incontrôlables...
Terre, 2064, Line et Lúka tentent de survivre sous le joug d'un père violent et manipulateur. Leur destin semble inextricablement lié à celui de cette jeune femme et de ses deux enfants. Quelle terrible vérité leur cache cet homme impitoyable ? Et que sont réellement ceux qu'il nomme les Enfants de l'Ô ?

Une saga familiale sur fond de science-fiction et de drame psychologique, à découvrir en ligne sans tarder...

 

Pourquoi ?

Bon. Le truc c'est que j'ai laissé un trééés long commentaire sur le site de l'auteur. Alors je vais la jouer un peu flemmarde, je vais faire des copier-coller. Pas de tout (le commentaire est vraiment long, je me suis laissée emportée!), mais de passages, que je ré-arrangerais un peu mieux. Ou différemment. Ou pas du tout. Je verrais bien quoi. En tous cas, ils seront signalés par des guillements "et de l'italique ". Et puis pour l'auteur des citations, bin ce sera moi, ce que j'ai écrit il y a deux jours quoi.

 

Bon. Là je m'éloigne. Je reviens à mes moutons : le pourquoi de ce bouquin là.

 

hier après-midi, je cherchais de nouvelles lectures à me mettre sous les yeux, mais sans passer par une facture exorbitante, une énorme pile de bouquins à transporter, et sans garantie que les textes me plairaient (même s'il pourraient quand même faire un effort, avec tout le mal que je me donne pour eux, naméo!) J'ai donc pensé aux livres gratuits. Bref, je regarde un peu à droite et à gauche sur la toile, je fouille, je fouille. Plusieurs heures même (...) et donc, au bout d'un bon moment, je tombe ici. Joli site, toussa toussa, oui, mais le bouquin? Je le télécharge, puis je vais manger. Quand je retrouve mon ordi, celui-ci m'avait directement ouvert le pdf du roman, pret qu'il était à se laisser lire!  "

 

Bon, vous avez compris, il s'agit d'un livre électronique, pas (encore) de version papier, et gratuit. D'un premier tome en fait. Avec trois autres qui suivent, dont deux terminés et un en cours d'écriture. Si j'ai bien tout compris.

 

Mon avis :

J'ai démarré ma lecture avec beaucoup d'apriori sur les livres électroniques gratuits (ne provenants pas de grands auteurs mondialement reconnus, s'entend). Des aprioro vraiment négatifs.

Mais je me laisse la parole à moi-même :

"Donc je lis... Il faut dire qu'auparavant j'ai quand même lu de nombreuses daubes sur internet, des textes pas travaillés, pas corrigés, etc, donc je m'attendais un peu à tout, malgré la jolie présentation."

Mais "page 26 exactement (oui, oui, j'ai noté la page!) j'ai levé la tête de mon ordi pour dire tout haut "ok, j'adore"! (avec un éclair de : Pourvu que ça ne s'essoufle pas au fil des pages!) Donc je reprends ma lecture, je suis complètement emportée, je n'ai dormi que quelques heures et j'ai terminé ce matin. Et je me suis dit qu'il fallait quand même que je laisse un message à l'auteur. Nan, parce que les cernes que j'ai sous les yeux maintenant, et bin c'est de sa faute à l'auteur! Oui, oui! Elle n'avait qu'à pas faire un bouquin aussi bon! Naméo!  "

Vous avez compris, l'auteur m'a renvoyé tous mes apriori en plein dans la poire, avec un NA! sous forme de roman électronique que j'ai un tantinet apprécié. (ceci étant ce que l'on appelle communément un euphémisme).

"J'ai été complétement transportée par cet univers. Au départ je n'y comprenais pas grand chose (à l'univers) mais c'est écrit de telle manière que j'ai continué, je voulais en savoir plus sur ces personnages, cette ambiance. Si bien qu'après ma réflexion surgie page 26, j'ai téléchargé les deux autres tomes dans la foulée. J'ai été un peu surprise et agacée quand ont commencé les flash-backs, je les trouvais un peu longs, alors que moi je voulais savoir ce qu'il se passait dans le "présent". Mais au final ils trouvent tout à fait leur place, ils sont utiles, intéressants. Et quand j'arrivais sur la fin du bouquin, et donc des derniers flash-backs, je n'avais plus forcément envie de retourner dans le présent des personnages, tellement leur passé était sympathique. Enfin, sympathique à lire, hein, pas symmpathique "tiens, je vivrais bien la même chose!" (je ne suis sadique qu'en lecture, et qu'avec les personnages que j'aime!)"

Donc, pour ne pas me répéter, un univers vraiment intéressant et sympa.

Le tome se construit en trois phases : la première, plutôt courte, se situe dans un grand espace. Suivie par une sorte de huis-clot dans une zone de quarantaine (j'ai un peu peur d'en dire trop là, mais ça arrive si vite que bon, voilà quoi).C'est la plus grande partie du roman. Qui se termine au sortir de cette quarantaine, dans la ville.

Et tout du long, il y a des flash-backs dans le passé de certains personnages. Mais mon avis sur ces flash-backs, il est dans la citation de moi-même, et si je me répète trop, ce billet ferait une vingtaine de pages. Alors passons à la suite.

Les personnages : beaucoup de méchants. Mais pas au sens où on l'entend habituellement.

"Une chose commune à toutes mes lectures, c'est mon goût des méchants. J'adore les méchants. Parfois (souvent) même plus que les héros. Et là, ils sont géniaux. Parce que horriblement cruels, mais d'un passage à l'autre ils deviennent des "gentils"! Du coup, notamment pour Ruan, je me demandais tout du long s'il n'avait pas quelque chose derrière la tête, s'il était vraiment si gentil que ça. Bref, j'ai adoré les méchants. Et c'est un très bon point, parce que des vrais bons méchants (bons dans son sens qualitatif, évidemment) on n'en trouve pas derrière chaque couverture tournée (malheureusement pour moi).

Pour ce qui est de l'histoire d'amour Ruan/Ludméa, je dois avouer que je ne suis pas très friande d'histoires romantiques. Heureusement, pas de gnangnantises tout du long (là, j'aurais décroché). Donc même si un peu trop importante à mon goût, cette partie de l'intrigue m'a intéressée à partir du moment où j'ai préféré considérer Ruan comme un "méchant vilain pas beau"! Qui s'en prend à la brebis blanche Ludméa. Pourvue que l'histoire évolue dans ce sens dans le tome suivant! Et peut-être que Ludméa soit un peu moins "brebis blanche", justement. Mais je verrais bien. "

L'auteur nous a donc concocté toute une série de personnages savoureux, et je ne vais certainement pas tous les citer, parce qu'il y en a un bon petit paquet si on commence à compter personnages principaux et secondaires, présent et passé compris. Mais je les ai beaucoup appréciés.

Et je veux une copine qui ait autant de sens de la répartie que Ludméa. Parce que oui, bizarrement, c'est mon personnage favori, même si trop "brebis blanche" et pas "double face" un coup gentille, un coup méchante. (Oui, je suis faible, j'ai craqué pour la jolie fille, pauvre de moi.) Mais j'attends de lire la suite. Je crains d'ailleurs un peu qu'elle se transforme en pauvre petite victime face au vilain-méchant-pas-beau-Ruan.

Pour ce qui est du reste, j'ai noté quelques coquilles dans le texte, dont certaines qui m'ont particulièrement frappée. Mais l'auteur étant en train de retravailler le tome, ce n'est que temporaire.

Un mot du style, que je n'avais pas évoqué dans mon commentaire. C'est très facile à lire, un peu à la façon des romans young adult. Sachant que les personnages ne sont pas des lycéennes de 16 ans accrochant au premier regard le seul vampire-pas-si-méchant-que-ça-mais-quand-même-tu-devrais-te-méfier-de-moi-je-suis-si-dangereux-mais-je-t-aime-ne-part-pas qui rode dans les environs (qui a dit stéréotype? :p).

De plus, même si le style est similaire à du young adult, je pense que ce roman se destine à un public bien plus large. Exit la catégorie d'âge ou de sexe. (Par contre déconseillé aux trop jeunes, pas avant 15/16 ans je dirais.) Notamment par certains thèmes abordés. Mais je ne voudrais pas spoiler.

Sinon, il n'y a pas énormément de descriptions et j'ai vraiment apprécié ça. Elles sont globales plus que détaillées, et ainsi on se construit nous même l'environnement grâce aux indices donnés par l'auteur. Il y en a juste ce qu'il faut pour se reposer dessus et laisser notre imagination vagabonder, sans pour autant se retrouver complètement perdu à un endroit on un autre.

On sent tout du long de la lecture que le texte a été vraiment travaillé et re-travaillé amoureusement par son auteur. J'ai lu quelque part à son propos "professionnelle", et c'est tout à fait ça. Pas de facilités narratives, une unité dans le texte, des personnages construits. C'est d'ailleurs surprenant qu'il ne se trouve pas déjà sur les présentoirs des libraires, choyé par un éditeur reconnu.

 

En bref, un coup de coeur électronique! J'ai hâte de commencer la suite, même si je l'appréhende un peu. Et je voulais tellement le faire partager qu'il me donne le goût d'accélerer la reprise de mon blog !

Alors je vous invite tous, vous qui passez par ici, à découvrir les mystères entourant les enfants de l'Ô.

 

http://www.lesenfantsdelo.com/book/banniere.jpg

 

Notes : Je vous conseille fortement la version illustrée du tome, les dessins étant très beaux; sans pour autant gêner la représentation mentale que l'on se fait des personnages.

 
Ce billet a été rédigé il y a une dizaine de jours, depuis j'ai commencé le deuxième tome. Malheureusement, j'avance beaucoup moins vite dans celui-là, mais non faute d'intérêt, plutôt une semaine quelque peu surchargée.

Par Lala Her - Publié dans : Science Fiction - Communauté : Chronique de nos lectures
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Mardi 24 mai 2011 2 24 /05 /Mai /2011 13:53

Selon ma propre personne, certains raisonnements sont absolument, complètement et indubitablement absurdes.

Ici, j'explique en quoi et pourquoi.

(mauvaise foi inside, zévidemment)

 

Attention, article avec : parenthèses, "hein",  zévidemmentîte, "quoi", vocabulaire douteux, "ma jolie", mauvaise foi, etc

 

  • Les amies hétérotes qui veulent absolument avoir mon avis sur l'ensemble des bonshommes de la galaxie. 
    Déjà, j'ai du mal avec le raisonnement de base. C'est juste qu'on a pas tout à fait les mêmes goûts en matière de partenaires quoi. (Partenaires zamoureux, zévidemment)(parce que, zévidemment aussi, mes amies hétérotes et moi, nous n'avons QUE des partenaires zamoureux du grand zamour)(zévidemment, zévidemment)

  • Les amies hétérotes qui s'offusquent quand je refuse de juger tel ou tel bonshomme. 
    Nan parce que la beauté n'a pas de sexe, n'est-il pas? Bon, moi à la base j'essaie juste de te faire comprendre que je ne suis pas intéressée, tu vois. Donc là, l'après-midi à juger le popotin et la largeur d'épaule des bonshommes qui passent, c'est moyennement mon truc quoi. Alors pour bien que ça rentre dans ta petite tête, bah je m'écrie Caca Boudin! dès que tu voies un bonshomme, parce que les bonshommes, c'est trop pabôtupu. Voilà. Comme ça tu as bien compris que je ne suis pas hétérote, moi. 
    Naméo.

  • Les amies hétérotes qui me regardent d'un oeil louche et lourd de sous-entendus quand je dis que oui, ce bonshomme là il est trogon. 
    Oui, ce jour là j'ai cédé, j'ai été faible, j'ai admis que certains bonshommes pouvaient être trognons à mes yeux. Mais tu sais, j'entends tes méninges travailler ma jolie. Et ça donne quelque chose comme : "Hiiiiiiiiiii! Je le savais, elle ne peut pas être atteinte de lesbianîte puisqu'elle trouve certains bonshommes trognons! Hihihi! J'avais deviné! Je suis trop forte, je suis trop le maître de l"univers! Hihihihi! Je le savais-euh, nananananère-euh!"
    Bon, j'ai juste envie de te faire remarquer un truc, ma jolie : toi, parfois, tu vois une bonsfemme (féminin de bonshomme, zévidemment)(je crois être atteinte de zévidemmentîte aigûe aujourd'hui) et en voyant cette bonsfemme, tes yeux s'agrandissent, ta bouche devient toute ronde et, dans un soupir, tu t'exclames (oui, oui, tu t'exclames dans un soupir, avec ta petite voix aigûe, zévidemment)(ce mode d'expression doit être un effet secondaire de l'hétérotîte féminine, parce que moi, voyez-vous, même si je le voulais très très fort, je ne saurais jamais m'exclamer dans un soupir avec une petite voix aigûe)(et les bonshommes atteints d'hétérotîte masculine ne connaissent pas ce mode d'expression non plus, à ma connaissance)(mais je ne suis pas spécialement experte ès hétérotîte masculine, hein, bien que certains de mes amis en soit atteints, les pauvres)(C'est trop Caca Boudin la vie quand même)(je reprends mon raisonnement pour ceux qui se seraient perdus un peu plus haut, trop malheureux qu'il sont d'apprendre qu'eux-même et leur entourage sont atteints de cette grave maladie qu'est l'hétérotîte (rassurez-vous cependant : l'hétérotîte n'est ni contagieuse, ni dangereuse pour la santé) : mon amie hétérote voit une bonsfemme et s'exprime à son sujet) "Wahou! Trop belle!" (En substance, hein) (Parce que bon, parfois elles sont un peu vulgaires, quand même, les hétérotes) Alors à ce moment là, ma jolie, si je reprends à mon compte ton raisonnement sans failles, ne devrais-je pas remettre en cause ton hétérotîte? 
    Non? 
    Ah. 
    Bon.


 

PS : Je tiens tout de même à préciser que j'aime quand même mes amis atteints d'hétérotîte, hein. Celles souffrant d'hétérotîte féminine notamment. Parce que bon, sinon ce seraient pas tout à fait mes amies, quoi.

 Post PS : A mes yeux le mot "hétérote" est pas joli-joli, du tout, du tout, hein. Juste comme ça, pour préciser. Mais bon, comme il me fait glousseter, bah je l'utilise quand même, quoi. Voili voilou.

Par Lala Her - Publié dans : Absurdîtes aigûes - Communauté : Tous les hOrizOns ...
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Dimanche 22 mai 2011 7 22 /05 /Mai /2011 17:20

De Agatha Christie, traduit de l'anglais par Jean-André Rey.


Hercule Poirot quitte la scène

Présentation :

Le cercle est bouclé. Hercule Poirot est revenu dans la maison de campagne où il est apparu pour la première fois dans le fameux roman "La mystérieuse affaire de Styles". On accueille maintenant des hôtes payants dans la maison de Styles. Poirot invite son vieil ami Hastings à l'y rejoindre et lui confie la raison professionnelle de cette ultime réunion : parmis les hôtes de Styles, se trouve un assassin coupable de plusieurs meurtres qui n'ont jamais pu être prouvés. Poirot répugne à désigner le suspect. Mais voici qu'un nouveau meurtre est commis et cette fois, la propre fille de Hastings se trouve sur la liste des suspects.

 

Pourquoi ?

Quand ma grand-mère a fait un grand tri dans sa bibliothèque, j'ai récupéré 4 romans qui m'intéressaient. Oui, seulement 4. C'est complètement fou. Incroyable. Mais elle n'avait pas énormément de romans dans sa bibliothèque, ceci expliquant cela.

Agatha Christie donc. Que je voulais absolument lire pour une raison tout à fait conventionelle. Doctor Who. Episode 407. Ten, Donna et Agatha Christie. Un de mes épisodes préférés de la série. Peut-être même LE préféré. (cependant il est vraiment difficile de choisir un préféré parmis tant de favoris, chaque épisode ou presque étant une perle.)

Mais n'allons pas trop s'étendre sur le sujet du Doctor (ou de Ten en particulier) (ou de Donna) (ou de cette saison 4) (ou de la série dans son ensemble) ... ou je risquerais de ne jamais parler du livre.

Donc, je reprends : une série que j'adore et un épisode avec Agatha Christie vraiment bon. La dame, que je n'avais jamais lue auparavant. Mais que je connaissais de par son personnage fétiche à travers de vieilles séries télé.

Et je me retrouve avec le dernier roman de toute une série littéraire, parce que bon, pourquoi commencer par le début, hein? Je vous le demande. Voilà.

 

Mon avis :

J'ai commencé ma lecture au lever, parce que j'ai mon rituel du matin : clope, café, clope, le tout avec bouquin (ou DS, mais ici on parle bouquins, donc bouquin).
Et oui, je sais, la clope c'est pas bien, tagada tsouin-tsouin.

Et puis tout à coup, comme ça, sans prévenir, je referme le livre. Je l'ai terminé. 5 heures plus tard. Qui sont passées aussi vite que 15 minutes. (Et j'ai juste envie de demander, comme ça, en passant : Doctooooor? Qu'est'ce vous avez foutu, là? Le temps, il est pas censé passer comme ça normalement. Non, non, non. Rendez-moi mes 4 heures et 45 minutes disparues. Naméo.)

Mais bon, si le Doctor n'est pas sous ce vol éhonté de mon temps, alors je me dis que quand même, j'ai été drôlement idiote de ne pas la lire plus tôt, la dame Christie.

Et pour en revenir au livre en lui-même, je ne sais même pas par où commencer.

Donc, en vrac et dans le désordre sans aucune logique.

Le final : ha ha ha! Nananananère! Poirot mène son monde par le bout du nez! Je ne connaissais le personnage que de loin en loin, mais il a du toupet!

L'intrigue : vraiment sympa. Je me suis mise à chercher moi aussi le coupable et les raisons de ses meurtres. Ajouté au "qui voudrait/pourrait tuer qui"?

La narration : yep. Je me suis laissée embarquée.

Le style : c'est du bon. Facile à lire, rapide, plaisant.

Pour développer ne serait-ce qu'un petit peu plus, une mention spéciale au personnage féministe incarné par la fille de Hastings (le narrateur), qui nous est quasiment désignée comme coupable. Et le lecteur, emmené dans cette direction, pense que le narrateur l'écarte des suspects à cause de la filiation.

Sinon, il y a quand même des points négatifs à ce roman.

Les personnages ont une ligne de conduite dont ils ne sortent pas. Un côté "il est comme ça picétou".

Et surtout la sensation de facilité de la part de l'auteur, puique Poirot refuse à plusieurs reprises de révéler le nom du coupable (qu'il connait avant même la première page). Je comprends l'astuce : ainsi le lecteur se fond en Hastings (narrateur), à la recherche du coupable. Mais cette sensation de facilité me reste. D'une certaine manière elle se justifie dans l'épilogue, avec le dénouement de l'intrigue. Mais même. Elle est tenace, cette sensation.

Et puis il y a le côté quand même assez fort que tous ces personnages, liés entre eux d'une manière ou d'une autre, se retrouvent dans ce même lieu, où l'on sait dés le départ qu'un assassin rode... Mais ça m'a bien moins dérangée que le point précédent, j'en ai facilement fait abstraction.

Il n'empêche que j'ai vraiment apprécié cette lecture, passée si vite. Poirot est trés malin, et souvent lorsqu'il s'exprimait, je l'entendais, avec sa voix française de la série. C'était assez drôle d'ailleurs.

 

En bref, c'est un avis de lecture plutôt court, mais je ne vois pas quoi ajouter. Des points négatifs qui s'opposent à une lecture très plaisante. Merci Doctor :-) (Je vais me refaire l'épisode, tiens!)

Par Lala Her - Publié dans : Thriller/Policier - Communauté : Lecture sans frontières
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Vendredi 20 mai 2011 5 20 /05 /Mai /2011 02:06

 

Selon ma propre personne, certains raisonnements sont absolument, complètement et indubitablement absurdes.

Ici, j'explique en quoi et pourquoi.

(mauvaise foi inside, zévidemment)

 

  • Les groupes contre la guerre en Irak.
    Non pas que je sois favorable à la guerre en Irak, loin de moi cette idée. C'est juste que bon. Contre la guerre en Irak, quoi. Toutes les autres guerres, elles sont trop choupinettes en fait.
    Mais la guerre en Irak, elle est pas bisounours du tout du tout. Alors on fait des associations/groupes/débats pour crier Caca Boudin! très très fort contre la guerre en Irak.

  • Le ménage.
    S'il y a bien un truc absurde du quotidien, c'est le ménage. Nan mais sérieux, pourquoi le faire tous les deux jours, si deux jours plus tard c'est aussi sale que deux jours plus tôt?
    Alors à tous ceux qui me disent que si je ne fais pas le ménage, la maison va se salir, et bin j'ai juste envie de répondre que même si je fais le ménage la maison va se salir. Voilà voilà.

  • Les chats qui ramènent des animaux morts à leur maître pour leur montrer qu'ils les aiment.
    Bon, je sais que techniquement, quand mon chat me ramène des lézards, c'est pour me montrer qu'elle est en bonne santé et qu'elle m'aime. C'est juste que moi, tout aussi techniquement, je veux lui faire comprendre que je ne suis pas contente du tout, du tout quand je retrouve tout plein de lézards tout partout, partout. En plus elle semble prendre plaisir à m'en ramener jusque dans la maison alors qu'ils sont encore vivants pour me montrer comment elle les achève bien comme il faut juste sous mon nez. C'est sur, quand ton maître crie de toutes ses forces et qu'il t'envoie toutes ses paires de pompes dans la tête, c'est qu'il adore ce que tu fais et que tu dois continuer pour qu'il t'aime encore plus.

 

Par Lala Her - Publié dans : Absurdîtes aigûes - Communauté : Tous les hOrizOns ...
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